Le temps à la vitesse grand V

Le temps. Allié ou ennemi, il passe sans que l’on puisse y faire quoi que ce soit.

Hier encore j’étais adolescente et je me demandais à quoi ressemblerait ma vie plus tard. J’avais un plan bien précis en tête. Qui s’est évidemment avéré faux.

Aujourd’hui, à l’aube de mes 36 ans, je regarde derrière en disant déjà « dans mon temps », en regrettant certaines actions, quelques choix faits par inexpérience.

Du bien, du beau, du bon, j’en ai eu. Dommage que plus souvent le laid et le mal me reviennent plus vite en tête. Pourtant, c’est quand même grâce à ce « laid » que j’ai grandi. Un peu tout croche par bout, mais grandi tout de même.

Pour moi qui vit toujours dans le futur (qu’est-ce que je ferai demain, quelle incidence aura ceci sur cela?), regarder derrière et voir que la vie a filé sans que je ne m’en aperçoive reste un choc.

Les gens sont entrés puis sortis de ma vie. Certains par la grande porte, d’autres poussés par celle de côté. J’ai évolué, comme tout le monde, mais pas toujours au même rythme.

Même chose pour ma vie de famille qui a pris forme sur le tard, vers 30 ans. On se place les pieds, on décide que c’est maintenant terminé les éternels recommencements avec quelqu’un d’autre. On prend un « Gagnant à vie » en espérant que ce soit le bon.

Puis un bébé pousse dans mon ventre et, malgré la peur de l’inconnu, 9 mois passent et puis s’en vont à la vitesse de l’éclair. Des mois à se dire qu’on va profiter de l’année à la maison pour apprécier le temps.

Erreur.

Le temps, aussi intangible soit-il, n’a jamais passé aussi vite que depuis que je suis devenue mère. En un claquement de doigt, un clignement d’œil, la vie a fait son chemin, tracé sa ligne pas toujours droite.

Mon fils, celui qui est devenu ma priorité, mon « précieux », grandit aussi à la vitesse grand V. Encore hier il avait toujours besoin de moi pour tout. Aujourd’hui, à 2 ans 3 mois (on devient tellement précis en devenant parent!) il veut tout faire seul. Comme s’il était déjà grand.

En fait il l’est devenu. De « petit poulet » il est devenu « petit homme ». Grand, fort, sans peur, courageux même. Je le regarde et la nostalgie m’agrippe par la peau du cou, comme pour me retenir dans un moment qui s’est déjà évaporé.

Est-ce le fait que je m’attarde trop aux détails anodins? Peut-être bien. Vieillir, grandir, changer, m’aura fait apprécier ce que j’ai. Même si au plus profond de moi la fille incapable de constater le présent aura toujours hâte de découvrir ce que demain va m’apporter.

À l’aube de mes 36 ans, en questionnements constants, je regarde ma vie familiale, professionnelle et amicale et constate le chemin parcouru, les étapes franchies, les changements pas toujours désirés qui m’ont été obligés.

Cette vie, malgré qu’elle ait jusqu’à maintenant passé en coup de vent, c’est la mienne. Et étrangement je n’y changerait rien. Ni les obstacles, ni les nombreux détours pris pour arriver où j’en suis maintenant.

Le temps a laissé sa marque sur mon corps, dans ma tête et sur ma vie, mais il a aussi laissé des tas de souvenirs qui forgent qui je suis aujourd’hui.

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Julie Rochon

La fille derrière la création de Maman, boulot, dodo, c’est moi. Écrire est la chose que j’aime le plus au monde, après ma famille bien entendu. Ce blogue est projet inespéré dans ma vie et j’y laisse mes états d’âmes, coups de cœur et coups de gueule concernant la famille, mon rôle de maman, la vie professionnelle et bien plus encore. Je suis aussi rédactrice Web à Julie Rochon | Rédaction et réseaux sociaux.

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