Adieu, maman…

Encore hier tu me réconfortais quand je te disais que la vie était injuste de t’affliger ça à toi, alors que tu n’avais toujours été que gentillesse et générosité.

Encore hier tu essuyais mes larmes en me disant de ne pas m’en faire, que tu serais toujours là, flottant quelque part autour de moi. Que tu m’avais aimé dès le jour où tu avais appris que je poussais dans ton ventre et que ce serait ainsi pour toujours.

Mais voilà qu’un cancer agressif est venu brouiller les cartes. Celui-là qui t’a arraché à moi, à nous, en moins de deux mois. 60 jours à peine à mettre nos vies sur pause en ne faisant que penser à ce mal qui te rongeait et, égoïstement, à réfléchir et anticiper l’impact que ton départ aurait sur nous.

La dernière fois que tes yeux se sont ouverts, c’est pour apercevoir ton petit-fils qui te souriait, sans vraiment comprendre ce qui se passait. Tu as rassemblé toutes tes forces pour esquisser ce que je savais être un sourire.

On te donnait 3 mois… il y a 2 semaines.

Puis voilà que ton état s’est dégradé. Tellement vite que nous avons à peine eu le temps d’arriver aux vacances de Noël pour être en mesure d’être à tes côtés un peu plus souvent et longtemps.

J’ai passé la journée à t’embrasser, te flatter les cheveux, te tenir la main, tout comme tu as fait toute ta vie pour m’aider lorsque je vivais un moment difficile. Sauf que tu ne t’es rendue compte de rien, ton esprit était déjà à moitié dans un autre monde.

86472-collage2bmaman

Durant ces heures à attendre la mort, j’ai beaucoup pensé. À tous les bons souvenirs que j’avais eu avec toi (nous étions si proches). Au fait que mon fils perdait sa grand-maman alors qu’il n’avait pas encore 3 ans. J’ai réalisé qu’un jour ce serait à lui d’être à mon chevet. Pensée douloureuse.

Ton dernier souffle, tu l’as fait en notre absence. Comme si tu voulais accéder au paradis toute seule, comme une grande. Sans déranger personne, comme tu as fait toute ta vie. Pour nous épargner j’imagine.

Fulgurant est le mot qui me revient toujours en tête. Dire qu’il y a 2 mois nous vivions normalement. Que tu ne te doutais de rien. Une fois le choc passé, tout a été tellement vite. On dirait qu’au moment où tu as pris connaissance de son existence en toi, le cancer s’est décidé à prendre totalement possession de ton corps. Bien décidé à t’emporter loin de nous.

Pourquoi toi? Pourquoi? C’est si difficile à accepter.

J’ai perdu ma maman, ma confidente, ma meilleure amie. J’ai perdu une partie de moi, une fraction de mon coeur. J’ai la tête qui tourne.

Je sais que tu es mieux au ciel, avec grand-papa et grand-maman qui t’attendaient (j’espère). N’empêche que depuis que tu as arrêté de respirer pour retrouver le calme et la paix, j’ai une boule dans l’estomac et les yeux remplis de larmes.

Ma tête comprend. Mon coeur, lui, est brisé.

Je t’aime pour toujours maman, où que tu sois.
xxxx

Julie Rochon

La fille derrière la création de Maman, boulot, dodo, c’est moi. Écrire est la chose que j’aime le plus au monde, après ma famille bien entendu. Ce blogue est projet inespéré dans ma vie et j’y laisse mes états d’âmes, coups de cœur et coups de gueule concernant la famille, mon rôle de maman, la vie professionnelle et bien plus encore. Je suis aussi rédactrice Web à Julie Rochon | Rédaction et réseaux sociaux.

2 Replies to “Adieu, maman…”

  1. […] je serai la seule de la famille pour qui sera soulignée la fête des mères. Depuis qu’elle nous a quitté en décembre dernier, je pense à elle tous les […]

  2. […] le travail, la famille, la maladie (sa maman est aussi décédée rapidement d’un cancer, comme la mienne), l’alimentation, les diètes, l’importance de s’aimer soi-même, de ne pas vivre […]

Laisser un commentaire