Parfois le mot « famille » prend un autre sens

Bien que ce soit devenu une normalité dans le monde d’aujourd’hui, pour moi un père, une mère et des enfants vivant sous le même toit était ce qui définissait une famille. Ça avait d’ailleurs toujours été la mienne. Mes parents sont restés ensemble 35 ans, jusqu’à ce que la mort les sépare. Donc, quand le père de ma fille m’a annoncé qu’il me quittait, alors que nous essayions de concevoir un enfant quelques mois plus tôt, la nouvelle a eu sur moi l’effet d’une bombe. J’avais déjà eu des peines d’amour, là c’était plutôt un immense sentiment de défaite qui m’envahissait.Bien que j’étais consciente qu’en faisant un enfant à peine trois mois après notre rencontre les chances étaient fortes que ce ne soit pas pour la vie lui et moi, jamais je n’aurais cru que ce serait arrivé si vite. Le monde a arrêté de tourner et mes rêves se sont éteints.

L’âme en peine, faisant une croix sur ma famille, je me suis relevée et je suis partie à la recherche d’une nouvelle demeure pour ma puce d’à peine deux ans et moi. Comme dans toute bonne séparation, la chicane et les désaccords étaient au rendez-vous; plusieurs courriels de bêtises ont été échangés.

Les jours, les semaines ont passées et nous avons soudain eu une prise de conscience. Notre famille était toujours là, bien intacte. Il n’en tenait qu’à nous de décider qu’elle reste fonctionnelle et unie. Cette décision, nous l’avons prise à deux. Nous avons donc tourné la page de notre histoire d’amour, de notre vie commune et, surtout, de nos désaccords et nous avons commencé à en écrire une nouvelle. L’histoire d’une entière collaboration et d’un désir sincère d’être là pour notre fille.

Notre puce, qui aura bientôt six ans, a très bien réagi à tout cela. Nous avons débuté doucement la garde partagée (50/50). Au début elle faisait deux dodos en alternance chez papa et maman. On se disait qu’elle était trop petite pour être séparée longtemps de ses parents. Maintenant, nous avons opté pour la garde « 5-5-2-2 » et ça va à merveille. J’ai toujours ma fille avec moi les mêmes jours, ce qui est un must pour l’organisation et la conciliation travail-famille.

Crédit : Stéphanie Jobin

Ça fait maintenant quatre ans que nous sommes séparés et ça va tellement bien! C’est difficile à croire, mais nous sommes de meilleurs parents chacun de notre côté que si nous étions encore ensemble.

Dans les grandes lignes, nous sommes parfaitement en accord sur ce qui est bon pour notre fille, mais je dois avouer que si nous nous arrêtons aux petits caractères… nous avons deux visions bien différentes. Mais puisque nous sommes chacun de notre côté et que nous avons pris l’habitude de bien communiquer, les petits caractères ne causent jamais de grosses vagues. Le plus important est que notre fille sait qu’elle peut toujours compter sur ses parents et que nous ne nous cachons rien.

J’ai une immense affection et un profond respect pour le père de ma fille. Nous avons échoué notre vie de couple, mais nous avons réussi haut la main notre vie de famille!

Êtes-vous séparés aussi? Est-ce que ça se passe bien?

 

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Stéphanie Jobin

Stéphanie Jobin

Maman d’une jeune fille de 6 ans, elle est aussi devenue la belle-maman des deux ados de son nouveau chum. Elle vous présente des sujets qui la touchent, avec un regard franc mais émotif. Elle sera notre super maman qui arrive à concilier deux familles et une vie professionnelle remplie.
Stéphanie Jobin

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