Le deuil a changé ma vision de la vie de maman

Maman, boulot, dodo - Le deuil a changé ma vie de maman

Depuis l’automne dernier, j’ai perdu ma belle-mère et ma mère. J’en ai parlé quelques fois sur le blogue parce que 1) c’est quand même récent, 2) c’est douloureux et 3) ça me fait du bien de sortir sur papier écran tout ce qui me passe par la tête depuis.

J’ai une peine incroyable, un vide à l’intérieur. Parce que ma mère était ma meilleure amie, parce que je lui racontais tout, parce que je l’aimais tellement, son départ aura changé ma façon d’être une maman. Du moins sur certains aspects.

J’observe davantage

Je peux facilement passer beaucoup trop de temps immobile à regarder fiston faire un casse-tête, regarder un film ou jouer dans la cour. Tout ça en étant un peu plus reculée pour avoir une vue d’ensemble de son bonheur. Simple.

Parce qu’au fond l’observer me fait apprécier ces petites choses du quotidien. Parce qu’auparavant j’étais trop stressée ou pressée par le quotidien pour m’arrêter deux secondes juste pour emmagasiner de beaux souvenirs de lui.

Maman, boulot, dodo - Le deuil a changé ma vie de maman
Crédit : Julie Rochon

 

J’accepte tout son amour

Combien de fois est-il arrivé en courant sur moi pour me faire un immense câlin alors que je défaisais le lave-vaisselle, que je faisais du ménage ou que je rangeais l’épicerie? Combien de fois je lui ai répondu machinalement : « Attend là, maman est occupée (a les mains pleines, est au téléphone, etc.)! »

Depuis que je réalise à quel point faire la même chose avec la mienne (sans lui foncer dessus évidemment) me manque, j’arrête tout ce que je fais pour répondre à son câlin, lui dire que je l’aime et profiter de l’instant présent.

Je suis (un peu) plus patiente

Du moins j’essaie. C’est un travail de tous les jours dans mon cas. Quand, à l’heure du dodo, ça fait 5 fois en 30 minutes qu’il réclame mes bras et que je m’imagine juste bien écrasée sur le sofa en pyjama, je suis portée à être exaspérée et le montrer un peu.

Un moment donné le déclic se fait puis je le berce là, debout dans le noir, en réalisant la chance que j’ai d’être si proche de lui. Je réalise que, pour lui, c’est réconfortant et si important que je sois là. Automatiquement nous devenons tous les deux plus calmes et nous profitons de ce moment collé avant le vrai dodo.

Ma mère m’a toujours conseillé de vivre au jour le jour, d’apprécier le moment présent. Ce n’est que depuis son départ que je réalise que chaque moment où elle s’est arrêtée pour passer du temps avec moi, qu’elle m’a dit qu’elle m’aimait en me serrant fort, et bien tous ces moments me restent encore en tête aujourd’hui.

J’ai bien l’intention de profiter de la présence de mon fils chaque jour. De créer des moments qui deviendront des souvenirs heureux dont il pourra se rappeler avec nostalgie lorsque lui-même deviendra parent à son tour.

Avez-vous déjà vécu un événement qui vous a fait changer votre perception de votre rôle de parent?

Julie Rochon

La fille derrière la création de Maman, boulot, dodo, c’est moi. Écrire est la chose que j’aime le plus au monde, après ma famille bien entendu. Ce blogue est projet inespéré dans ma vie et j’y laisse mes états d’âmes, coups de cœur et coups de gueule concernant la famille, mon rôle de maman, la vie professionnelle et bien plus encore. Je suis aussi rédactrice Web à Julie Rochon | Rédaction et réseaux sociaux.

2 Replies to “Le deuil a changé ma vision de la vie de maman”

  1. Toute épreuve que l’on traverse est une opportunité pour grandir et je trouve qu’en ton texte se reflète ce principe. Je compatis avec la douleur que ces deuils ont dû t’apporter en ton coeur…

    Une amie proche a appris récemment que sa mère était atteinte d’une grave maladie dégénérative qui devrait l’emporter dans l’année. Comme j’aime aussi beaucoup sa maman, le choc a aussi été raide pour mon coeur. Mais pas tant que le sien. Je ferai de mon mieux pour la soutenir en son épreuve… https://m.facebook.com/groups/1583001428616256?view=permalink&id=1709140326002365

    En mon blogue, j’ai régulièrement, au cours des années expliqué combien le fait de manquer de mourir des suites de mon accouchement a faconné ma maternité. Et il y a aussi le fait que j’ai grandi sans réels parents mais ca c’est une longue histoire 😉 J’ai effleuré le sujet il n’y a pas si longtemps en fait…

    http://voldemots.blogspot.ca/2016/04/paternite-sens-dessus-dessous.html

    1. Merci Étolane, je vais prendre le temps de lire les liens que tu as ajouté dans ton commentaire. Je suis sûre qu’ils vont me toucher droit au coeur. Merci!

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