Le plus sage, c’est mon père

Maman, boulot, dodo - Le plus sage, c'est mon père

Ça sonne peut-être cliché, mais mon père c’est mon héro. Mon papa, j’aimerais pouvoir le présenter à la terre entière. Pourquoi? C’est simple : tout le monde aime mon père. Il est un homme doux, chaleureux et authentique. C’est impossible de ne pas aimer Jean Boissonnault. Non seulement est-il profondément aimable, mais il inspire le respect de tous et chacun. Il s’intéresse vraiment aux gens malgré son côté lunatique et contemplatif. Si vous le rencontrez pour la première fois, il vous serrera la main ou encore vous prendra dans ses bras, avec une joie sincère de faire votre connaissance. Mon père laisse la chance à l’autre. Il pardonne. Aucune trace de malice ou de rancune ne l’habite jamais.

Mon père fascine les autres par ses histoires, ses connaissances infinies, ses opinions réfléchies et justes. Avec lui, on peut discuter pendant des heures de choses et d’autres sans jamais s’ennuyer. Il fait rire ou exaspère avec ses jeux de mots parfois un peu tirés par les cheveux.

Certains peuvent dire que leur père est le plus fort. Le mien c’est le plus sage. Il ne construit pas de cabane dans les arbres. Mon papa avec un marteau, ça ne fait pas trop de miracles. Mais avec un crayon, ça construit de magnifiques poèmes. Mon père avec sa voix, il lance de beaux discours, de belles et touchantes éloges.

Mon père admire et contemple. La maxime qui lui conviendrait le mieux c’est « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. » Il est proche de la nature et du vivant, de tout ce qui est pur et vrai. Il plante des arbres. Il cueille des fleurs sauvages.

Maman, boulot, dodo - Le plus sage, c'est mon père
Crédit : Virginie Boissonnault

Bien sûr, il a ses défauts (ma mère saurait vous le dire!). C’est un homme solitaire. Il file souvent comme une ombre pour se réfugier dans une méditation profonde ou pour prendre une marche en forêt. Mais il en revient toujours grandit. Lorsqu’il y a de l’action, il préfère observer et écouter que d’y prendre part. Il est notre aîné, non seulement en âge mais en conscience et en profondeur. Il marche à nos côtés avec une liberté étonnante. Il est libre des contraintes de la vie moderne : la superficialité, le matérialisme, les apparences, la méchanceté, l’hypocrisie. Une grande spiritualité l’habite. Une paix intérieure émane de lui et apaise ceux qui le côtoient.

Mon père Jean a travaillé fort toute sa vie pour nourrir sa famille. Je me souviens, il m’a demandé un jour :  » Trouves-tu que j’ai été un père absent?  » Je crois qu’il faisait le bilan de sa vie et se questionnait sur le rôle qu’avait joué son propre père dans sa croissance et son évolution. Non, mon père ne m’a jamais paru absent. Il avait même déjà instauré les « journées Papa ». Chacun de ses quatre enfants avait droit à une journée de la semaine pour la passer seul avec lui. J’adorais faire voler le cerf-volant dans le « pit » de sable, apprendre les noms de fleurs ou récolter des cailloux. Quand il revenait de travailler un peu tard, il ramenait de petites surprises.

Par-dessus tout, je suis reconnaissante à mon père de m’avoir transmis son amour des mots. Il m’a donné cette envie de prendre le temps d’arrêter et de regarder les beautés que nous offre la vie.

Il est maintenant le fier grand-papa de mon petit Arthur et j’en suis heureuse, car mon garçon fera certainement de belles découvertes avec lui. Si Arthur peut hériter ne serait-ce du tiers de la sagesse de mon père, alors je serai comblée.

Merci Papa d’être ce que tu es et d’avoir fait de moi ce que je suis.

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