Le ciel nous est tombé sur la tête (ou comment survivre à une année de marde)

Le ciel nous est tombé sur la tête (ou comment survivre à une année de marde) | Maman, boulot, dodo

Au cours de la dernière année, on ne l’a pas eu facile. On est passé à travers le terrible two, puis on tente de s’adapter au threenager (ouf…). Fiston a aussi changé de garderie.

J’ai changé de job. J’ai lâché confort, routine, avantage sociaux, 5 semaines de vacances (dieu sait que je me suis fait traiter de folle de partir!) pour suivre mon instinct. J’avais toujours rêvé de travailler dans une agence et voilà qu’on m’offrait cette chance. J’ai sauté à pieds joints dans une aventure qui s’est avérée assez stressante les premiers mois.

Deux pertes, deux chocs

On a perdu belle-maman, la mamie de notre fils qu’on aimait tant. Ça a été un choc, car c’est la première fois que je m’entendais si bien avec une belle-mère. Dieu sait que c’était plaisant. Heureusement, il me restait la mienne.

Le mois suivant on a appris que ma mère avait le cancer (c’est quoi les chances!?), puis mon monde s’est écroulé. Moins de deux mois après cette annonce, elle est partie. Depuis, j’ai eu l’impression d’errer dans les limbes.

On a chacun perdu nos mères, mon chum et moi. Les choses ne sont plus pareilles parce que nous sommes devenus… différents.

J’ai été voir une psychologue pour en parler, qui n’a eu le tour que de me déprimer davantage de ma vie. Je la dérangeais ce jour-là, va savoir. Mais à partir de là, tout s’est enchaîné. J’ai enfilé rhume, grippe, labyrinthite puis déprime majeure jusqu’à ce que je me rende à l’évidence : je devais m’arrêter.

Un arrêt « forcé »

J’ai pris deux semaines de congé à me demander comment j’y arriverais, vu que je n’étais pas payée, qu’est-ce que mes boss allaient en penser, comme si c’était la job qui m’avait amené à arrêter. Mais non. J’ai pris du temps pour moi. La première semaine je n’ai pas bougé du lit. Je n’en avais ni la force, ni l’envie. La deuxième, j’ai pris des marches avec mon père et pas mal jasé avec lui. Ça m’a fait du bien, même si ça m’a remis en question à bien des niveaux.

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J’ai fait de belles rencontres inspirantes dans les dernières semaines!

J’ai été rencontrer, par curiosité, une thérapeute en relation d’aide qui m’a remis de bonne humeur en une seule séance (hello Renée si tu lis ceci!). Quand ça clique avec une inconnue qui a les yeux pleins d’eau quand tu lui raconte ce qui se passe dans ta vie, tu es clairement en présence d’un humain chaleureux et disponible pour t’aider. Bref, avec elle j’ai parlé de ma mère (évidemment), de la job, de la famille mais de moi aussi et d’où j’en étais. J’en suis ressortie changée par son positivisme.

Au même moment, comme j’étais en « congé », j’ai passé un temps fou sur Facebook, où je me suis ajoutée à des groupes de blogueuses. Sans le savoir, ces rencontres virtuelles allaient aussi changer ma vie. J’y ai rencontré des blogueuses/mamans/entrepreneures qui ont changé ma vision de ce que devrait être ma vie.

Un saut dans le vide

Et si je transformais tout le négatif en positif? Et si je m’écoutais, pour une fois? Et si… la vie commençait maintenant? Je ne suis pas devenue une gourou du positivisme, c’est trop loin de ma nature, mais j’ose espérer que mieux, plus beau et meilleur s’en vient.

Au moment d’écrire ces lignes j’ai quitté mon emploi sans avoir rien devant moi. Je passe plus de temps avec fiston, je démarre mes projets dans la joie même si c’est stressant. Mais je vis et je me sens libre. Pour l’instant, c’est ma priorité.

Avez-vous déjà eu une passe difficile? Qu’avez-vous fait pour vous en sortir?

 

Julie Rochon

La fille derrière la création de Maman, boulot, dodo, c’est moi. Écrire est la chose que j’aime le plus au monde, après ma famille bien entendu. Ce blogue est projet inespéré dans ma vie et j’y laisse mes états d’âmes, coups de cœur et coups de gueule concernant la famille, mon rôle de maman, la vie professionnelle et bien plus encore. Je suis aussi rédactrice Web à Julie Rochon | Rédaction et réseaux sociaux.

3 Replies to “Le ciel nous est tombé sur la tête (ou comment survivre à une année de marde)”

  1. Je te comprends tellement !!! Pour moi aussi la mort de mon père a été l’un des événements le plus dur que j’ai dû surmonter… Tu peux aller lire mon texte : http://www.karinafemmeorchestre.com/immigration/les-deuils-de-limmigration/

  2. Bonjour! C’est un magnifique texte, parfois, on en arrache plus que d’autre et c’est nos rencontres qui nous permettent d’avancer!

    1. Merci! Effectivement, les autres nous poussent à aller plus loin!

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