Testé et approuvé : les couches lavables

Testé et approuvé : les couches lavables | Maman, boulot, dodo

Dans ma vie de tous les jours, la protection de l’environnement me tient à cœur. J’essaie d’être le plus écolo possible dans mon quotidien. En tant que maman c’est tout un défi, car le « marché du bébé » nous offre beaucoup de produits jetables sous prétexte qu’ils sont plus pratiques.

Quelques amies m’avaient parlé des couches lavables qui sont très tendance en ce moment. Elles n’avaient que de bon mots pour cette pratique. Mon conjoint et moi en avons discuté et nous nous sommes entendus que nous voulions tenter l’expérience. Cependant, nous avons attendu qu’Arthur soit un peu plus grand car nous avons un bébé format mini qui a porté des couches nouveau-né pendant un long bout de temps. Nous redoutions que les couches lavables soient trop grandes pour lui. Arthur a presque 6 mois et nous avons commencé à lui faire porter des couches lavables autour de 4 mois.

Je voulais donc partager mes premières impressions et qui sait, peut-être convaincre ou convertir quelques parents! Mon expérience est basée sur une seule marque de couche, celle de La Petite Ourse. On peut les commander directement en ligne. Sinon, pour celles qui sont dans cette région, la boutique Le Berceau de Beloeil tient un petit inventaire de la marque. 

J’y suis allée d’une approche globale. Je suis plutôt débutante en la matière et j’ai réalisé qu’il existe des tonnes de possibilités, de produits, d’accessoires et de solutions aux problèmes que peuvent occasionner le port de couches. Voici donc mon premier bilan.

Comment ça fonctionne

Tout d’abord, comme pour les couches jetables, il existe des grandeurs de couches lavables. Mais ce qui les rend le plus pratique selon moi, c’est la possibilité de choisir celles qui sont « one size ». Elles feront donc à votre bébé de la naissance (ou à partir de quelques semaines) jusqu’à sa propreté. Je possède des couches à poches avec des insertions en tissu de bambou. Il y a celles qui s’attachent avec velcro et d’autres avec des boutons pression. Dans un cas ou dans l’autre, la grandeur au niveau des cuisses s’ajuste avec des boutons pression.

Lorsque bébé commence à manger solide, il fait nécessairement des selles plus solides. Il sera alors très pratique d’utiliser des feuillets dans la couche. Ce sont de petits bouts de tissu semblables à des feuilles d’assouplissant, mais non parfumé, que l’on dépose dans le fond de la couche pour récolter plus facilement les selles et minimiser les taches sur le tissu interne de la couche. J’ai trouvé que pour un bébé allaité ils n’étaient pas très utiles puisque les selles sont liquides et se retrouvent de toute façon sur le tissu de la couche. Les rouleaux de feuillets ne sont pas très dispendieux et il en existe dans différentes longueurs et largeurs. Certaines mamans fabriquent également leurs propres feuillets lavables.

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Crédit : Virginie Boissonnault

Aspect écologique

La quantité de déchets que représente l’utilisation de couches jetables a été ma principale motivation vers le choix d’utiliser des couches lavables. Mon garçon fait partie des futures générations auxquelles nous léguons cette planète. Je trouve triste de la lui laisser dans cet état. Je me disais qu’il serait dommage qu’il ait déjà un impact sur l’environnement alors qu’il vient à peine de mettre le pied dans notre monde. Il est de ma responsabilité de faire des choix éclairés à sa place.

J’ai fait un calcul rapide. Bien sûr, ce n’est qu’une moyenne, mais si on suppose que votre enfant portera des couches jusqu’à environ 3 ans (il en porte beaucoup moins la troisième année, mais j’en ai tenu compte dans le calcul), c’est environ 4 000 couches qui se retrouveront au dépotoir. Mon but n’est pas de faire culpabiliser les utilisatrices de couches jetables, mais d’illustrer clairement ce que cela représente. Malheureusement, les couches lavables ne diminuent pas le nombre de changements de couches, donc autant de travail, mesdames!

Certaines diront peut-être : « Oui! Mais tu fais beaucoup plus de lavage ». En effet, j’utilise plus d’eau potable pour laver mes couches. Par contre, je sais que c’est une infime quantité comparé à la quantité d’eau nécessaire à la fabrication de couches jetables. Et comme il est préférable de sécher mes couches lavables à l’air (et encore mieux au soleil), je minimise l’utilisation de la sécheuse.

Pour ce qui est des feuillets dont j’ai parlé plus haut, j’utilise ceux de Bummis qu’on peut généralement jeter dans la toilette (il faut s’informer avant selon le type de feuillet et notre système d’évacuation) et qui sont biodégradables!

Aspect économique

Évidemment, l’aspect économique est aussi important, surtout quand on parle de fonder une famille. L’achat de couches lavables peut vous faire faire des économies substantielles. J’ai fait un calcul rapide (et j’ai vérifié d’autres sources afin qu’il soit le plus exact possible) basé sur une moyenne et l’achat de couches jetables pourrait vous coûter jusqu’à 2 000 $ pour 3 ans!

Un ensemble de départ de couches lavables peut varier entre 250 et 600$ et souvent, ces ensembles incluent des insertions, des couches de jour et de nuit et parfois même un sac de transport. C’est un gros investissement de départ mais qui est avantageux à long terme, surtout quand on pense que les couches peuvent servir à plusieurs enfants. La plupart des municipalités offrent également une subvention pour l’achat de couches lavables.

Pour ma part j’ai opté pour l’ensemble de départ de La Petite Ourse qui m’a coûté 262$, avec une seule taxe. Il comprend 20 couches et 40 insertions en bambou. Les rouleaux de feuillets coûtent entre 6 et 8$ pour 100 ou 200 feuillets. Ma municipalité offrait un maximum de 100$ de remboursement pour mon achat. Avec une facture, une preuve de résidence et preuve de naissance de l’enfant, ils m’ont tout simplement fait un chèque.

Aspect pratique

TRANSPORT

Si vous choisissez de vous lancer à fond dans l’aventure des couches lavables, vous choisirez de les mettre à votre enfant même lorsque vous quittez la maison. Il vous faudra idéalement un sac de transport pour y entreposer vos couches souillées et les ramener à la maison. J’ai acheté un sac (fabriqué au Québec!) sur le site Internet de Bummis qui m’a coûté 17$ plus taxes et frais d’envoi. Il est de format moyen, il me permet donc de transporter environ 8 couches. L’intérieur est imperméable et il est muni d’une fermeture éclair.

Pour ma part, j’emmène mes couches lavables seulement lors de courts déplacements, comme par exemple une visite chez la famille, une journée de magasinage etc. Des changements de couches pendant trois jours, ça en fait beaucoup! Les couches lavables sont plus épaisses et prennent beaucoup plus de place dans les bagages. Il faut donc généralement un sac supplémentaire seulement pour les couches. Si vous partez en camping par exemple, il faut s’assurer de trouver une solution pour éviter la propagation d’odeurs, sauf si vous comptez laver vos couches à mesure.

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Crédit : Virginie Boissonnault

LAVAGE

Votre routine de lavage dépendra de quelques facteurs : modèle de laveuse, type d’eau disponible, sorte de savon, etc. Une fois que le tout est établi, ce n’est pas plus compliqué que de laver une brassée de vêtements. Il faut seulement s’assurer de bien adapter votre routine. Pour ce qui est du séchage, cela peut varier d’une sorte de couche à l’autre mais, en général, il est bon de mettre les insertions dans la sécheuse pour les rendre plus souples. Je recommande fortement de mettre les couches à sécher dehors au soleil. Celui-ci agit comme un antibactérien et un détachant. Quand votre enfant commencera à manger des solides de toutes sortes de couleurs, vous remercierez le soleil!

En résumé, ce n’est pas plus compliqué qu’une couche jetable : vous changez votre enfant, mettez la couche pliée dans une poubelle ou un grand sac imperméable. Aux 2-3 jours, faites une brassée de couches seulement, mettez à sécher et lorsqu’elles sont prêtes, « montez » vos couches (remettre les insertions, boutonner à la bonne taille), ce qui n’est pas plus long que plier un panier de vêtements! Vous pouvez aussi les monter à mesure si vous préférez.

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Crédit : Virginie Boissonnault

Expérience

Au départ, j’avoue avoir été un peu déçue de mon achat : j’avais des fuites, surtout la nuit ou durant la sieste. J’ai vite réalisé que mes insertions devaient être lavées une dizaine de fois avant d’atteindre leur pleine absorption. Il est aussi important de trouver une solution pour la nuit. Certaines utilisent des couches de nuit. Pour ma part, je double les insertions et Arthur peut faire sa nuit de presque 12h sans fuites! Je choisis celles qui attachent avec des velcros pour la nuit, c’est plus rapide et plus facile s’il fait noir et que vous devez changer un dégât.

Il faut également un peu de pratique au départ pour ajuster comme il le faut la couche sur votre bébé, puisqu’ils n’ont pas tous la même physionomie. Le tissu des couches devient plus souple avec le temps. Il a fallu quelques jours à mon garçon pour s’habituer car les couches lavables sont plus grosses et au début elles ne semblaient pas lui donner une totale liberté de mouvement, lui qui aime tellement pédaler! Après avoir passé deux semaines en vacances avec des couches jetables, j’ai réalisé que mes lavables me manquaient et à quel point elles gardent mon garçon au sec.

Et la cerise sur le sundae, c’est qu’une couche lavable, c’est bien plus joli sur le popotin de bébé!

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Crédit : Virginie Boissonnault

Avez-vous ou tenteriez-vous l’expérience des couches lavables?

 

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