Avoir un enfant : profitez-en qu’ils disaient!

Avoir un enfant : profitez-en qu’ils disaient! | Maman, boulot, dodo

Lorsque je suis tombée enceinte de mon premier enfant, il y a presque 12 ans, les gens me disaient d’en profiter pleinement, de profiter de ma grossesse, de mon généreux congé de maternité et de la petite enfance de mes enfants. « Ça passe si vite! », ne cessait-on de me dire! Mais oui, bien sûr que j’allais en profiter, sauf que…

Entre le rêve et la réalité

Sauf que quand mon premier enfant est né, j’avais la tête dans un brouillard, je vivais sur une autre planète. Une planète que je m’efforçais de découvrir. Ma vie était complètement chamboulée! Il a fallu d’abord me remettre de l’accouchement, allaiter bébé, essayer de dormir, me nourrir, me laver de temps en temps. Apprivoiser ma nouvelle vie, réaliser qu’avec la naissance de mon enfant une valve d’émotions intarissables s’était ouverte et que la refermer n’était vraiment pas possible!

Ensuite est venu le retour au travail intense, un autre enfant, un autre congé, la garderie, le travail et ensuite l’école. Ce fut, comme pour plusieurs, une course effrénée pour arriver à conjuguer tout. C’est au moment où l’école a commencé que j’ai réalisé que la petite enfance c’était bel et bien du passé. Que j’aurais peut-être dû apprécier davantage cette période.

Mais comment fait-on pour profiter de ces moments précieux dont toutes les mères m’avaient parlé? Puisque je n’ai jamais été du genre zen, tout va bien dans le meilleur des mondes, j’essayais simplement de performer dans toutes les sphères de ma vie et de rapidement passer à la prochaine étape.

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Crédit : Guillaume-d2/Pixabay

Le temps file et ma mémoire se défile

La petite enfance de mes enfants demeure donc un souvenir assez vague dans mon esprit. Plus je vieillis et qu’ils vieillissent, plus leurs premières années m’apparaissent lointaines. Je ne me rappelle pas de leurs premiers pas, malheureusement, ni de leur première parole. Sûrement maman ou papa. Pourtant, je devrais m’en souvenir. Il me semble que ma mémoire aurait dû graver ces moments dans mon esprit de façon indélébile, mais non. Ces souvenirs se sont dérobés.

J’étais peut-être trop pressée de passer à la prochaine étape, heureuse de voir qu’ils évoluaient et grandissaient. Après réflexion, je crois que c’est le propre de l’humain de jeter un regard nostalgique sur le passé et d’espérer pouvoir les revivre, ne serait-ce que par la pensée.

Maintenant qu’ils sont plus grands, mes enfants me posent mille et une questions sur leur petite enfance. Ils aiment que je leur raconte comment ils s’endormaient et de quelle façon je les prenais. Ils ne m’ont pas encore demandé quand ils ont marché ou parlé pour la première, peut-être parce que ce ne sont que des préoccupations d’adultes…

Avez-vous pris le temps d’apprécier chaque moment des premières années de vie de vos enfants?

 

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