La mémoire, cette faculté qui oublie

La mémoire, cette faculté qui oublie | Maman, boulot, dodo

Ma petite sœur a mis au monde son premier enfant en novembre dernier. Un magnifique petit trésor qui fait le bonheur de ses parents, mais aussi de grand-papa et de moi-même.

Je la regarde aller et je trouve qu’elle réussit bien dans son nouveau rôle de maman. Elle est en contrôle et garde le cap. Mais le petit cœur a eu des nuits difficiles (contrairement à ma fille qui a fait de belles nuits rapidement) et réclame souvent à boire (ma fille avait un horaire bien plus régulier). Il a mal au ventre et pleure beaucoup, plus de ma fille au même âge. Il me semble que j’avais plus de facilité qu’elle avec ma fille.

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Crédit photo : Stéphanie Jobin

J’en parlais justement avec mon père l’autre jour et il m’a gentiment rappelé que ma fille au même âge pleurait beaucoup également et que ses nuits n’étaient pas si parfaites. Que des moments de panique, j’en avais eu plusieurs. Qu’il m’était arrivé souvent d’être désemparée et de ne juste pas savoir où donner de la tête, de ne pas savoir quoi faire. De téléphoner mes parents en larmes parce que je n’en pouvais plus d’entendre ma fille pleurer à cause des coliques.

Ha oui? Me semble que je m’en rappellerais!

Hé bien non! J’ai oublié ces durs moments et ces nuits difficiles. J’ai oublié aussi tous les petits côtés sombres de ma grossesse, de mon accouchement en plus des hauts et des bas de l’allaitement. Tout comme j’oublierai probablement un jour (je l’espère) le « terrible two » de ma fille.

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Crédit photo : Stéphanie Jobin

J’ai toujours su que nous avions une mémoire sélective, mais pourquoi la mienne me fait oublier de précieux moments avec ma fille?

Je crois que nous oublions afin d’être en mesure de procréer de nouveau! Si les souvenirs d’un accouchement douloureux étaient toujours aussi vifs dans notre esprit, voudrait-on réellement remettre ça? Si toutes les crises, les pleurs, les nuits blanches étaient toujours aussi frais dans notre mémoire, on voudrait vraiment se lancer de nouveau dans cette aventure? Personnellement, je dirais non!

Notre mémoire nous joue parfois des tours, mais elle nous est aussi d’une grande aide lorsqu’elle transforme ces moments de fatigue extrêmes, de panique et parfois même de désespoir en beaux souvenirs de maternité.

Si la mémoire est une faculté qui oublie, je souhaite vivement de ne pas oublier tous les mots doux, les petits cadeaux et magnifiques câlins auquel j’ai régulièrement droit!

Moi, je n’aurai qu’un seul enfant. Mais vous, les mamans qui ont eu deux, trois ou même quatre enfants, que pensez-vous de ma théorie?

 

Stéphanie Jobin

Stéphanie Jobin

Maman d’une jeune fille de 6 ans, elle est aussi devenue la belle-maman des deux ados de son nouveau chum. Elle vous présente des sujets qui la touchent, avec un regard franc mais émotif. Elle sera notre super maman qui arrive à concilier deux familles et une vie professionnelle remplie.
Stéphanie Jobin

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