Chéri, j’ai mal aux ovaires!

Chéri, j'ai mal aux ovaires | Maman,boulot, dodo

Chéri, j’le sais, je te répète que je ne veux pas un autre enfant.

Je suis trop vieille, pas en forme et je manque de patience. Demande à fiston.

J’ai eu une grossesse pas pire, un accouchement quand même difficile. J’ai pas été capable de m’occuper de notre fils durant  2 semaines après, tu te souviens?

On a par la suite essayé durant 2 ans d’en avoir un deuxième. Sans succès. Mauvais timing ou un signe?

Pendant longtemps je me suis demandé quand je saurais que c’était terminé. Pour vrai là. Des mois d’angoisse, de tests d’ovulation, de tests de grossesse.

Puis un jour j’ai su

Qu’il n’y en aurait pas d’autre. Que nous serions trois pour toujours. Malgré toi, tu as accepté ma décision.

Cette certitude est restée durant plus d’un an.

Mais tu sais, chéri, j’ai un blogue de mamans et, au quotidien, je suis confrontée à des sujets difficiles, mais j’y découvre aussi une tonne de femmes en amour par-dessus la tête avec leur progéniture.

Je trouve ça beau. Je suis émue.

Sans que je le veuille, parfois j’ai mal aux ovaires. Je me demande ce qu’il arriverait si on s’essayait à nouveau pour donner un frère ou une soeur à fiston.

Chéri, j'ai mal aux ovaires! | Maman, boulot, dodo
Crédit : JacobKing85/Pixabay

Maudites hormones

Je vois des annonces de couches et je fond. De beaux petits bébés potelés, un simili sourire au visage. Tout l’amour du monde dans 8 lbs de chair qui sors de toi. Les premières fois qui te chavirent le coeur. Les premières peurs aussi, parce que c’est ton précieux.

Tu donnerais ta vie pour cet enfant.

Chéri, j’ai mal aux ovaires. Mais je ne sais pas si, au-delà de tout le beau et le doux, je vivrais bien la grossesse, l’accouchement, les nuits blanches, la première année de garderie…

Je regarde notre enfant et, contrairement à nos mères, je suis à boutte de toute. J’aimerais avoir gardé un peu de patience, mais non.

Pourtant, notre fils est le plus beau du monde. On a tout donné pour lui. Il est arrivé dans nos vies comme un cadeau.

Un enfant unique

Et si, au lieu de me torturer l’esprit on acceptait que notre enfant sera le seul que nous aurons?

Si à 37 ans je me comptais plutôt chanceuse d’avoir un fucking four qui met de la couleur dans ma vie?

Ouais. Apprécier le moment présent c’est jamais facile. Mais on y arrivera chéri.

J’y arriverai, promis.

 

Vous arrive-t-il de douter de votre décision de ne plus avoir d’enfants?

 

Julie Rochon

La fille derrière la création de Maman, boulot, dodo, c’est moi. Écrire est la chose que j’aime le plus au monde, après ma famille bien entendu. Ce blogue est projet inespéré dans ma vie et j’y laisse mes états d’âmes, coups de cœur et coups de gueule concernant la famille, mon rôle de maman, la vie professionnelle et bien plus encore. Je suis aussi rédactrice Web à Julie Rochon | Rédaction et réseaux sociaux.

2 Replies to “Chéri, j’ai mal aux ovaires!”

  1. Tout le temps!!! On en a pourtant discuté tout de suite après avoir eu mon deuxième et on s’est entendu sur le fait que deux, c’était bon pour nous.

    Je n’ai jamais douté d’avoir envie d’un deuxième, la réponse était clairement oui. Mais le troisième, c’est parfois oui, parfois non. Je suis débordée avec les deux, mon chum est souvent absent, je me sens souvent comme une monoparentale, mais en couple, avec ses enfants 100% du temps.

    Mais je me débrouille, j’adore la dynamique entre mes deux enfants et la complicité qu’ils développent. Ils sont pas encore arrivés au bout dr ma patience! Haha! Mais m’occupper de trois toute seule? C’est surtout la période bébé que je trouve exigeante.

    Bref, NOTRE décision est prise, mais je l’assume pas entièrement! On pourrait s’en parler longtemps!!

    1. C’est un peu comme si la tête ne suivait pas le coeur! On aime tellement nos enfants que c’est dur d’imaginer qu’il n’y en aura pas d’autre, mais entre la vie de famille et le travail, il ne reste plus grand temps pour le couple et pour soi-même! La vie va vite!

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