Mon enfant a failli aller à l’école alternative

Mon enfant a failli aller à l'école alternative | Maman, boulot, dodo

Comme bien des parents, mon chum et moi vivons l’excitation, mais aussi la crainte de voir notre enfant faire son entrée à l’école cet automne.

J’ai commencé à m’intéresser au type d’enseignement offert à l’école alternative de ma région il y a quelques mois seulement. Comme je connais des gens qui y travaillent et qui ont des enfants là-bas, ce que j’en ai su m’a fortement fait pencher pour l’enseignement alternatif lors de l’entrée en maternelle de mon fils.

Je ne sais pas si c’est partout pareil, mais les parents ont par contre à passer à travers un processus rigide et obligatoire pour espérer avoir une place pour leur enfant.

La soirée d’information

J’ai décidé de me présenter à la rencontre d’information, question d’en savoir plus sur la façon de fonctionner et avoir la chance de visiter l’école.

Cette soirée a lieu une fois dans l’année et, comme elle est obligatoire, il ne faut clairement pas la manquer! Si on a un empêchement, c’est foutu à l’avance. Toutes les étapes nécessitent la présence des deux parents, à moins de circonstances spéciales.

On a pu visiter librement l’école, les installations et les classes, où des étudiants de tous les niveaux nous expliquaient le fonctionnement. À l’école alternative, l’enfant choisit, avec un encadrement minimal, ce qu’il veut faire. Ce qui fait que les élèves sont toujours motivés pour apprendre.

Après avoir erré dans l’école, on s’est retrouvés au gymnase pour une rencontre de 2h, en compagnie d’une centaine d’autres parents. On nous a présenté les valeurs de l’école, auxquelles les parents se doivent à tout prix d’adhérer. La méthode d’enseignement est non-conventionnelle et basée sur le rythme d’apprentissage de chaque enfant.

Je suis sortie de cette soirée conquise, malgré le fait qu’il n’y avait aucun transport scolaire compris (heureusement je suis travailleur autonome!) et qu’il y avait un engagement obligatoire de 4h de bénévolat par mois… pendant les 7 années du primaire!

J’étais si emballée que ça n’a pas été difficile de convaincre mon chum!

Un formulaire… intense

On a passé quelques heures à remplir le formulaire remis lors de la soirée d’information aux parents intéressés.

Une dizaine de pages comprenant des questions pour nous faire réfléchir au fait que l’école alternative et ses valeurs soit (ou pas) le bon choix pour notre famille.

On a eu 3-4 jours seulement pour le remplir et aller le porter en main propre au secrétariat de l’école, un tantinet fébriles. Si les réponses aux questions convenaient, nous allions recevoir un appel nous invitant à une rencontre avec le comité.

Appel que nous avons reçu quelques jours plus tard.

Une rencontre avec le comité

Une semaine plus tard, un peu stressés à l’idée qu’une rencontre (sans notre enfant encore une fois!) allait décider du sort de son parcours scolaire, nous nous sommes présentés au rendez-vous fixé un samedi matin.

C’est un peu intimidant d’être assis devant quatre personnes (enseignants et parents) qui vous observent et vous posent des tas de questions. 25 minutes plus tard, les dés étaient jetés. Et parce que j’ai posé la question vraiment directement, j’ai su que c’est 38 familles qui convoitaient les 20 places de maternelle offertes.

Les places allaient être tirées au sort. Moins d’une chance sur deux, donc.

On est repartis en se disant qu’il y serait bien. Nous étions confiants de recevoir un appel nous apprenant qu’il était l’un des chanceux à avoir une place en septembre.

La réponse

Nous n’avons pas été retenus par le comité. C’est une lettre générique, sans signature, qui nous en a informés. Un peu froid pour une école qui mise sur l’humain avant tout. Mais bon.

Je dois avouer que sur le coup, nous avons été franchement déçus. Savoir que l’avenir académique de notre enfant a été déterminé par un tirage au sort est un peu triste, même si je comprends le fait que le nombre de places était restreint.

La lettre nous avisait aussi que nous étions désormais sur une liste d’attente. Nous recevrons un appel en cas d’annulation par l’une des familles choisies. On nous a invité, si nous le voulions, à tenter notre chance l’an prochain en recommençant le processus.

L’inscription à l’école de quartier

La réponse négative est arrivée quelques jours seulement avant le début de la période d’inscription dans les écoles régulières. Heureusement, parce que je n’avais pas du tout regardé ça, étant convaincue que nous allions avoir une place!

Cette semaine j’irai donc inscrire notre enfant à l’école de notre quartier, où il pourra se faire des amis qui habitent près de chez nous. Il fera, dès sa première année, le chemin à pied, l’école étant à quelques rues seulement.

Il y suivra des cours de façon traditionnelle et aura un parcours typique. Son père et moi l’avons vécu et personne n’est mort.

Une fois la déception passée, nous nous sommes réconciliés avec l’école régulière. Nous sommes maintenant convaincus que tout ira bien, peu importe la méthode d’apprentissage.

Rien n’arrive pour rien. Quelque chose de bien doit l’attendre à cet endroit. Et moi j’aurai moins de pression, sachant que je n’aurai ni horaire de taxi ni bénévolat à concilier.

Tout est bien qui finit bien. Fiston est heureux, nous aussi. Et c’est tout ce qui compte.

 

Avez-vous aussi tenté d’avoir une place dans une école alternative? Ou étiez-vous convaincus de votre choix d’envoyer votre enfant à l’école régulière?

Julie Rochon

La fille derrière la création de Maman, boulot, dodo, c’est moi. Écrire est la chose que j’aime le plus au monde, après ma famille bien entendu. Ce blogue est projet inespéré dans ma vie et j’y laisse mes états d’âmes, coups de cœur et coups de gueule concernant la famille, mon rôle de maman, la vie professionnelle et bien plus encore. Je suis aussi formatrice et accompagnante Visibilité Web à Julie Rochon | Visibilité Web.

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